1. επίτομη τωΝ οκτώ toy λογού MCPCON ΚΑΙ ΑΛλωΝ ΤΙΝωΝ ΑΝΑΓΚΑΙ ωΝ · CYNTCOeiCA ΠΑΡΑ KONCTAN τινου ΛΑΟΚΑρεωC του βυζάντιου [Au verto du dernier feuillet.] Mediolani Impressum per Magis- trum Dionysium || Parauisinum. MCCCCLXXVI. || Die xxx Ianuarii. In-4° de 72 feuillets, sans pagination, ni signatures, ni reclames. Le titre grec cite ci-dessus figure en tele du troisieme f. recto; et la souscription est sur trols lignes. Le premier f. est occupe (r° et v°) par la preface grecque que Ton lira plus loin, et le second f. contient (r° et v°) la traduc- tion la tine de cette mSme proface. 25 lignes a la page pleine. Cette gram- maire est considered comme le premier livre grec qui ait obtenu les hon- neurs de I'lmpression. Les exemplaires en bon etat sont extraordinairement rareset peuvent facilement se vendre de 1000 a 1200 fr. On ne connait que fort peu de chose relativcment a l'editeur du pre- sent livre, Demetrius le Cretois. On sait seulement qu'il s'appelait Δαμι- λ5ς (== da Milan, qu'il hellenise en ΜεδιαλανΕϋ;, dans la souscription de YHomire de 1488, voy. n° 5), et qu'il atait ne en (Mte de parents mila- nais etablis dans cette lie. Un bomonyme, tres probablement son frere, Antoine Damilas, dont le nom apparait dans la souscription d'un manuscrit date du 11 mai 1489', et qui joignait a la profession de calligraphe celle \. Voir la souscription de VEscorialentit Φ-ΙΙ-9, rapportee par E. Miller dans son Catalogue de» nut. grecs de la Bibliotheque de I'Etcurial, p. 157. dc notaire public dans la ville de Gandie1, nous a laisse sur son origine et, par cela meme, sur celle de Demetrius, des informations on ne peut plus precises. En efftet, la souscription d'un manuscrit de la Bibliotheque Laurentienne (Plut. LVIII, n° xxxiii), que j'emprunte au Catalogue Ban- dini (T. II, col. 484), est ainsi eoncue : Τέλος είληφε τά παρόντα γράμματα χειρϊ έμοΟ Αντωνίου Μεδιολανέως !, Ιτι δε χαί Κρητός τό Ιθνος δυναμένου λέγεσΟαι, διά τδ των γονέων πρότερον οΐχητορων έν Κρήτη γενομένων1, -χαί αύτδν έν ταύττ) γεννηβήναι χαί τραφ5)ναι χαί άνδρυνθήναι, χαί των παρ' αύτί)ς δωρεών ούχ ελατ- τον ή τους άλλους Κρί)τας άπολαΟσαι, άνευ τοΟ ψεύστην είναι*. Dans un manuscrit grec de notre Bibliotheque nalionale, cote 1286 et dato de l'annoe 1514, on trouve, ff. 212 et suivants, un Traite sur la Procession du Saint-Esprit, dont l'auteur, un Ιερομόναχος nomine Nil Dami- las, appartenait sans aucun doulc a la meme -famille que Demetrius et Antoine, et re. idait, est-il dit dans le titre memo du Traite, έν τ? μον$ τ?ΐς Ίερας Πέτρας των Καρχασινών ε!ς τήν Κρήτην. Nous ne possedons ogalement que fort peu de details sur Denys Paravisini. II 6tait vraisemblablement originaire de Paravicino, village de la province dc Come. Avant de venir exercer son Industrie a Milan, il avait deja imprime a Come, en 1474, avec un associe, le Traclalus appellalionum Antonii a S. Georgia, dont la souscription porte : Comi, per Ambrosium de Oreo et Dionysium de Paravisino*. Plus tard, en 1478, associe cette fois avec Dominique de Vespolate", il imprime, a Milan, les Rudimenta Grammatices' de Nicolas Perotti. Son association avec Demotrius le Crotois ne fut pas, coinmc on le voit, de bien longue duree. Elle merita toutefois d'etre chan- tee par Ange Politien, qui adressa aux deux imprimeurs une jolie epi- 1. Dix-scpt testaments (le premier du 5 fevricr 14Θ6 et le dernier du 1" juin 1504), Urea de I'Archivio notarile de Venise et publies par C. Sathas (Bibliolh. grceca medii avi, t. VI, pp. (itil et suir.) ont ete rediges par Antoine Damilas, et le susdit depot en fournirait certainement d'autres encore. Par testament fait le 23 Janvier 1490, le beau- pere d'Antoine Damilas, nomrne Jean Zancarolas, l'institua son legataire universel (Cf. Sitbis, op. cit., VI, p. 060). 2. II signe de plusieurs facons : 'Αντώνιο; Δαμιλάς, Κρής το εβνος (Ι(αν6ιχι, Catalog. Coda. grac. Biblioth. Laurent., II, col. 135), Αντώνιος Μεδιολανεΰς (souscript. de VEicorialentit, Σ-ΙΙΙ-3, chcz Miller, op. cit. p. 93), et 'Αντώνιος Δαμιλεϋς Μεδιολάνιος (souscript. de YEscorialensie, Φ-ΙΙ-9, chez Miller, op. at. p. 157). 3. Ces mots prouvent clairement que les parents d'Antoine et de, Demetrius etaient venus flier lour residence dans Tile de Crete, ou on les avait appeles les da Milan, du nom de la ville d'ou ils arrivaient. Plus tard, leurs enfants allerent s'etablir en Italie ct conservirent, comme nom patronymique, la dciiomiiiatiou par laquelle on avait coutume de les designer dans leur patrie d'adoption. 4. Allusion au vers d'Gpimenide, citei par S. Paul (Epttrc a Tile, 12) : Κρήτες άε'ι ψεΟσται, χαχά θηρία, γαστέρες άργαί. 5. Stilus, Hittoria litterario-typographica maliolanensis, pp. ci-cu, dans Ahgklati, Bibliatheca scriptorum mediolanemium (Milan, 1745; in-folio). β. Abgeuti, op. cit., p. dlxii. gramme que nous liesitons d'autant moins a rcproduire ici qu'elle va nous fournir matiere a une observation. IN DEMETR1UII CIIKTKNSEM ET DIONTSIUH PARAVISINUU, GH.EC011U1I VOLUIIINOII IUPRESSORES. Qui colis Aonidas, grajos quoque volve libellos, namque illos gcnuit Gracia, non Latium. En Paravisinus quanta hos Dionysius arte imprimit, en quanto cernitis ingenio!' Te quoque, Demetri, ponto circumsona Crete tanti opcris nobis edidit artificem. Turcc, quid insulins? tu gneca volumina peril is, hi pariunt. Hydra:, nunc age, colla seca1. On a remarque que, dans 1'intitule de cette piece de vers, Politien a ecrit grcecorum voluminum. Faut-il, par ce pluriel, entendre Ie chiffre plus ou moins considerable d'exemplaires d'un seul et mSme ouvrage mul- tiplio typographiquement, ou bien doit-on y voir une allusion a d'autres livres grecs sortis dc la collaboration de Demetrius le Cretois et de Paravi- sini? C'est une question a laquelle le manque de documents positifs nous met dans l'impossibilite de repondre d'une facon categorique. Nous ne saurions, toutefois, passer sous silence un fait qui nous est signale par la Bibliotheca scriptorum mediolanensium d'Argelati. On y mentionne*, comme ayant ete imprimee a Milan, en l'annee 1476, une edition des oeuvres de Dion5 : Dionis opera, grace, in-¥, per Dionysium Paravisi- num, ct une note afferente a cet article est ainsi concue : « Notitiam hujus editionis, qua3 rarissima est, cum eamdem a nemine scriptorum typographic») historic memoratam viderim, mihi humanissime communicavit Comes Antonius Simoneta, litteris addictissimus, qui librum une inspexit servatum in bibliotheca Comitis de Pembrok, Londini, cum lUropam perlustrans ibidem moraretur. Dionysius Paravisinus, qui, edita hoc ipso anno Constantini Lascaris grammatica graca notus atquc ah omni- bus commendatus fuit quod primus tam arduum opus graece libros inte- gros imprimendi aggressus fuerit, novo hoc volumine insignis scriptoris excuso celebrior fiet; nee dubitari potest quin eidem ad prelum adornando Demetrius Cretensis manum operamque suam praestiterit, cum proxime autor ipse fuerit condenda? grammatica) graecaB. In calce : Mediolani im- 1. Ahgelo A. Poliziako, Prose volgari inedile e poesie laline e greche edile e inedite race, e illuttr. da I. del Lungo (Firenze, Barbera, 1867; in-8·), pp. Ί20-12Ι. 2. Page dlivi. 3. Brunei (Manuel, art. Dion] aflirmc qu'il s'agit de Dion Clirysostomc. Nous nc savons ou il a puise ce renscignement, ^ar le livre cite a la note precedente est muct ¦ a cet egard. Ccttc assertion dc Brunei est d'autant plus etrange qu'il nic rcxislcncc dc led it ion. .pressum per Magistrum Dionysium Paravisinum, anno MCCCCLXXVI, die XXX januarii. * Les bibliographes s'accordent a nier 1'existence de cette έdίtion des oeu- vres de Dion. Lc document qu'on vient de lire ne suffit pas a etablir le contraire, mais de ce qu'on n'a jamais vu d'exemplaire d'un livre, est-il bien prudent d'affirmer que ce livre n'existe pas? Ne pourrait-il se faire que l'ouvrage designo, dans la Bibliotheca tcriptorum mediolanensium, sous le litre de Dionis opera, fut simplement un traite quelconque de Dion, for- mant une plaquette dont on ne connut pas d'exemplaire dans une biblio- theque publique? Le fait n'aurait rien d'extraordinaire, et il serait facile de citer tel ou tel livre dont le seul exemplaire connu se trouve dans une collection privee, circonstance qui le rend souvent inaccessible aux biblio- graphes. Dans le cas oil la hibliolhcquc du due de Pembroke n'aurait pas έΐέ dispersed, il serait peut-4tre possible de s'assurer si ce livre en fait reellement partie. Revenons a la Grammaire de Lascaris. L'exemplaire de ce livre qui nous a servi a rediger la presente notice appartient a notre Bibliothequc natio- nale, ou il est cote :X 285, Reserve. Cet exemplaire, tres grand de marges et admirablement conserve, fut achete en Espagne par le regrette Charles Graux, comme en fait foi une note au crayon tracee sur celui des ff. de garde, qui precede immediatement le texte. Yoici maintenant la preface de Demetrius le Cretois : ΔΗΜΗΤΡΙΟΣ Ο ΚΡΗΣ ΤΟΙΣ ΕΤ ΓΕΓΟΝΟΣΙ ΚΑΙ ΕΠΟΓΔΑΙΟΙΣ TQN MEIPAKIQN ΕΓ ΠΡΑΣΣΕΙΝ. Όρων ΰμας των καλών όντας φιλομαθείς, καΐ την των ελληνικών λόγων παιδείαν προσκτησασθαι δια σπουδής ποιούμενους, την τε προδυμίαν υμών περί τα τοιαύτα επιεικώς ήγάμην, και το της ψυχής γενναΓόν τε και φιλόμουσον μακαρίζων, έσκόπουν δη έκ πολλοϋ, τί αν ποιών ύμϊν, τοιούτοις ουσι και της ελληνικής έρασταΐς παιδείας, χαριζοίμην, της θ'υμετέρας σπουδής άξιον τε άμα και χάριεν πάρε- χοίμην. Ταΰτα δη λογιζόμενος, εΰρισκον ύμΐν μεν αν πάνυ κεχαρι- σμένον είναι και χρήσιμον ουδέν ήττον, ει βιβλίων ελληνικών άνευ πολλής δαπάνης καΐ δυσχερείας εΰποροΰντες τυγχάνοι'τε, προς γε τό μανθάνειν ^αδίως και τοϋ προκειμένου σκοπού τυγνάνειν άσ[^νως ¦ έμοΐ δέ περισπούδαστόν τε καΐ πλείονος άξιον λόγου, ει τι τοιούτον υμών τε και έμαυτοϋ χάριν ασφαλώς κατορθώσαι δυναίμην. Διόπερ πολλά μέν τφ λογισμώ, πλείστα δε τ?)'πείρα διαπονήσας, μόλις εύρον ώστ' εχειν και βίβλους έλληνικάς έντυπώσαι, κατά τε την των .γραμ- μάτων συνθήκην, πολλην και ποικίλην παρ' "Ελλησιν ούσαν, και κατά τους των προσωδιών τύπους, περιττόν τι και οΰκ όλίγης δεόμενον σκέψεως έχοντας. "Εο*οξεν ούν μοι πρώτον την Κωνσταντίνου γραμματικην, ανδρός έλλογίμου και τα περί την γραμματικην είπερ τις διηκριβωκότος, έντυ- πώσαι * τοΰτο μεν ώς πάνυ εΰσύνοπτον ούσαν και κομιδη χρησιμον τοις είσαγομένοις ' τοΰτο δέ και άπόπειραν υμών ποιησομένην, ει αρα περί πλείονος ύμϊν το τοιούτο χρήμα γεγένηται, και ημΐν οΰ μάτην πεπόνηται ' έπειτα δέ, ε'ι κατά γνώμην τοΰτο χωρήσει, και τών μει- ζόνων τε και έντελεστέρων, θεοΰ κελεύοντας, άψασθαι. Υμών ουν αν εΐη, κράτιστοι νεανίσκοι, και της υμετέρας εύ γεγονυίας φύσεως έργον και ενδόξου σπουδής, εργφ δη την περί τους ελληνικούς λόγους σπουδην βεβαιώσαι ' ά<ρ' ών οΰκ ολίγα οίμαι προς πασαν άρετην τε και μάθη- σιν ώφελήσεσθε ' και τοιαύτης προφάσεως λαβομένους, τά περί την γραμματικην ακριβώς μετιόντας , είθ' ούτως εχεσθαι σύν θεω τοΰ πρόσω, ημάς τε προθυμότερους ποιησαι προς το πλείονα τε και πολλω καλλίω χαρίσασθαι. "Ερρωσθε. [1484]
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